Qui êtes-vous ?

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reine d'un royaume intime. mère d'une princesse Leia. un entre-deux où je navigue. la nécessité absolue de poser des valises. Plaisir d'écrire, toucher des mots, jeu de cache-cache avec l'infini des images possibles.

lundi 28 mai 2012

Pas si simple. L'imparfait du subjectif filtre notre regard, malaxe les émotions, vrillant l’appréhension. Les mots se jouent de notre condition, dans nos allers-retours entre peur et compréhension. Entre le corps empêtré et la pensée empressée. Je serre, tu serres, nous serrons, les poings, les dents, les poumons, dans une résistance vitale. Ici Londres. L'émission d'ondes suffisamment nourricières maintient le fil conducteur, refuge du tumulte des variations de nos joies et de nos souffrances.  Le combat est sans règles, sous la loi des marchés noirs de l'humanité. S'éloigner de l'emprise de la spéculation. Passé simple, futur composé. Conjugaison d'énergies à concilier. Réconciliation.

Seuls?
Éclats de nuits déchirée
Nous rions

samedi 28 avril 2012

Rouleau de printemps. Quitter l'état de dormance, sentir la source d'inspiration jaillir, l'énergie re-naître par aspiration dans tous nos capillaires, montée de sève vivifiante. Mais quoi, les druides s'empêchent-ils? Pourquoi alors cette sensation de compactage d'émotions figées dans le corps? L'entrée dans le temps des semailles s'étire en un labourage poussif cependant incontournable. Rouleau compresseur qui se moque bien du cycle universel. Et pourtant, l'observateur tranquille se rassure par le clin d’œil d'une primevère joyeuse. Ne pas perdre de vue la lumière solaire venue de l'est et retrouver l'éblouissement.

Aspirer encore et encore à la déraison créative de la véloce voltige d'un martinet provoquant.

mercredi 21 mars 2012

L'expérience inédite. Formidable mémoire perlée d’innombrables engrammes, elle dessine une carte de lieux reconnus par l'affleurance d'odeurs, de couleurs, de gestes, de mots, de langage. Le vécu non-vécu est scellé dans une alliance que la résonance amorce. Découvrir un pays, le goûter dans la persistance sensorielle des souvenirs fondateurs. Une porte de forteresse ocre s'ouvre sur une oasis, lieu clos et enchanteur, véritable hymne à la mémoire. La féerie des cigognes, dont les becs claquent comme de sensuels carillons, berce l'apaisement, nourrit la sérénité présente, pieds à terre. Mon amie du nord m'a invité a découvrir mes racines du sud. La belle aventure.

Le vol d'une cigogne tel une flèche dans le ciel aurait eu raison du silence pâle de ma plume, disons-le, fléchissante?

mardi 15 novembre 2011

Lignes de la main.L'enfant s'applique à tracer le contour de sa main. Il la découvre, se reconnaît dans le gant ajusté, explore les empreintes répétées cherchant la clé de son langage. La main danse, touche, voit, caresse, à la lisière de soi et des autres. Le livre s'écrit depuis l'index qui pointe pour comprendre jusqu'à l'indicible quotidien qui percute nos nuits, secoue notre conscience matinale, divague dans nos soirées évasives comme une goutte d'eau voyageant dans la fissure érodée. Du plus profond parlé intérieur, la main accompagne le langage, compagnons indivis. Oscillations infinies entre douceur et force, fadeur et finesse. Du prendre au comprendre, le goût des mots se modèle comme l'argile sous la main. En hébreu la main se dit yad, le verbe connaître se dit yada. Parfois le mot yada veut dire aimer, prendre. Lignes de vie.

Jeux de main dans la cour. Découverte des sphères d'influences sociales. Pierre, feuille, ciseaux.

mercredi 19 octobre 2011

Entre folie et génie. L'usine est ouverte chaque heure, chaque jour, année après année. Pas de répit, un travail constant sur un sujet brûlant. Distribution des rôles, repérage des appartenances, bénédiction des communautés, singularité et unité des lieux, espaces, temps. Bien sûr du sexe, de la religion. Des douceurs à partager. Entre euphorie explosive et récession fébrile, le désarroi oppresse, les pannes inhibent, l'engagement sublime. Dans l'intimité des rêves, des images, sous la voute étoilée, être et être reconnu. Le grand Rex? Non, la fabrique de soi, dont les coulisses abritent trucages et effets spéciaux. Émois et moi, art et essais.

La lanterne magique éclaire, les regards s'éveillent.

lundi 26 septembre 2011

Quelques neutrinos véloces et voilà que de ci delà la tentation de mettre Einstein au rebut pointe le bout de son nez. Que la grande majorité des exclus de la pensée conceptuelle physicienne se rassure, l'évènement est de taille mais, osons le dire, relatif. Nos souvenirs lycéens par trop floutés maintiennent un niveau de discrimination des particules élémentaires très faible, essentiellement centré sur l'atome, électron proton neutron, sans s'aventurer dans le très infiniment petit. Parce qu'il s'agit bien du tout petit rien, le neutrino se rapproche du rien du tout. Ils sont partout, innombrables, insaisissables,  petits fantômes venus du fin fond de l'espace, cow boy solitaires traversant la matière en ligne droite. Imperturbables! Comment ne pas leur préférer les quarks? Ah les quarks, une autre histoire, tout petits bien sûr mais toujours en bande, très sensibles aux interactions, avec des saveurs aux noms évocateurs: étrangeté, charme, beauté, vérité, en haut, en bas... Il existe des anti-quarks, histoire de sublimer la confrontation. Ils éblouissent la minuscule neutralité, et revendiquent l'esprit joueur du créateur qui inspira leur baptême, James Joyce. 'Three quarks for Mr Mark' Finnegans wake.

Se laisser distraire par l'insignifiance imperceptible d'un tout petit rien. Méditer?

jeudi 8 septembre 2011

Excellents excès. L'ivresse délivre ses soupirs d'allégresse, la bouche livre ses sourires d'adresse. Vapeurs estivales. Se toucher, s'empoigner, se frotter, se troubler. Les houles se saoulent de tous nos vents, nos tempêtes, nos voix mêlées, nos peaux salées, nos moiteurs indécises. Rester en équilibre dans l'enveloppe nocturne. Chutes, amortis, glissades dans le discours, flottement des corps qui débattent nos mesures. Éclats de rire brillants dans la nuit.

 Le sobre ment-il?